Anthologie de la guitare flamenco

Extraits sonores Anthologie de la guitare flamenco

Anthologie de la guitare flamenco

Gitan de Grenade, Román el Granaïno, qui avait étudié la guitare avec son père, commença sa carrière de professionnel à l'âge de quatorze ans dans les cafés chants d'Andalousie. A trente ans, il rencontra Ramon Montoya, qui devait avoir sur lui une influence certaine et avec qui il fit de nombreuses tournées. Travailleur inlassable et passionné, Montoya est considéré à juste titre comme l'un des maîtres de la guitare flamenco ; il fut un de ceux qui donnèrent à l'instrument ses lettres de noblesse. Digne continuateur du maître, Román el Granaïno n'a cessé de parfaire sa technique, de perfectionner son jeu à la fois souple et précis. Mais la virtuosité qu'il a acquise ne l'a jamais éloigné des sources de son art, et il s'est toujours attaché à conserver les rythmes et les formes particulières du flamenco, dont il est un excellent interprète.

Puisqu'il est question de fidélité aux sources, il n'est peut-être pas inutile de donner un bref aperçu de cet art flamenco, dont les origines sont lointaines mais qui reste vivant car profondément populaire. L'art dit flamenco s'est surtout développé en Andalousie : au VIIIe siècle, Séville était le centre musical de l'Espagne. Le peuple unissait sa voix aux chants liturgiques, la musique populaire en fut imprégnée. La domination arabe devait à son tour marquer d'arabisme les mélodies, les rythmes et les cadences de la musique andalouse. Les gitans, enfin, qui arrivèrent en Espagne vers 1450 et s'installèrent en Andalousie, y apportèrent des accents qui leur étaient propres. Les airs les plus anciens que nous connaissions constituent le Cante Jondo (chant profond) dont les rythmes et les intonations expriment toujours la peine des hommes. Le flamenco est issu du cante jondo et plus ses attaches sont directes avec ce dernier, plus il est pur et noble.

D'après Emilio Pujol, important musicologue de la guitare et guitariste prestigieux, les Seguyrias et les Soleares furent les premiers chants du cante jondo à être accompagnés à la guitare. De nombreux rythmes et d'innombrables variantes dérivent de ces deux pièces maîtresses. Si le jondo est toujours douloureux et plaintif, le flamenco, lui, est plus doux et plus rythmique. Son registre est peut-être plus vaste que celui de son aîné, toujours grave, âpre et profond, et s'étend à tous les degrés de l'émotion. Art en perpétuel renouvellement, le flamenco ne cesse de s'enrichir de nouveaux moyens d'expression. Il existe aussi un style flamenco familial, populaire, intime, plus récent, toujours près des sources du jondo et qui se distingue par un style brillant, où la virtuosité l'emporte sur la pureté et la musicalité. Román el Granaïno, bien que très virtuose, se réclame de cette première tendance.
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1. Siguirya;
2. Boda ;
3. Tientos ;
4. Fandango ;
5. Caracolès ;
6. La Caña ;
7. Farucca ;
8. Malagueña;
9. Naña ;
10. Buleria

Informations complémentaires

  • Poids - 120g
  • Support - CD AUDIO
  • Genres - Musiques du monde / Flamenco
  • Pays - Espagne
  • Durée - 00:32
  • Editeur - RDM Edition
  • Type d'édition - Simple
  • Nombre de disques - 1 CD audio
  • Zone - 2
  • Interprète - El Granaïno, Román
  • Artiste principal - El Granaïno, Román
  • Label - RDM Edition
  • Extraits sonores - Oui
  • Date de parution - 03/09/2010

Résumé

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Gitan de Grenade, Román el Granaïno, qui avait étudié la guitare avec son père, commença sa carrière de professionnel à l'âge de quatorze ans dans les cafés chants d'Andalousie. A trente ans, il rencontra Ramon Montoya, qui devait avoir sur lui une influence certaine et avec qui il fit de nombreuses tournées. Travailleur inlassable et passionné, Montoya est considéré à juste titre comme l'un des maîtres de la guitare flamenco ; il fut un de ceux qui donnèrent à l'instrument ses lettres de noblesse. Digne continuateur du maître, Román el Granaïno n'a cessé de parfaire sa technique, de perfectionner son jeu à la fois souple et précis. Mais la virtuosité qu'il a acquise ne l'a jamais éloigné des sources de son art, et il s'est toujours attaché à conserver les rythmes et les formes particulières du flamenco, dont il est un excellent interprète.

Puisqu'il est question de fidélité aux sources, il n'est peut-être pas inutile de donner un bref aperçu de cet art flamenco, dont les origines sont lointaines mais qui reste vivant car profondément populaire. L'art dit flamenco s'est surtout développé en Andalousie : au VIIIe siècle, Séville était le centre musical de l'Espagne. Le peuple unissait sa voix aux chants liturgiques, la musique populaire en fut imprégnée. La domination arabe devait à son tour marquer d'arabisme les mélodies, les rythmes et les cadences de la musique andalouse. Les gitans, enfin, qui arrivèrent en Espagne vers 1450 et s'installèrent en Andalousie, y apportèrent des accents qui leur étaient propres. Les airs les plus anciens que nous connaissions constituent le Cante Jondo (chant profond) dont les rythmes et les intonations expriment toujours la peine des hommes. Le flamenco est issu du cante jondo et plus ses attaches sont directes avec ce dernier, plus il est pur et noble.

D'après Emilio Pujol, important musicologue de la guitare et guitariste prestigieux, les Seguyrias et les Soleares furent les premiers chants du cante jondo à être accompagnés à la guitare. De nombreux rythmes et d'innombrables variantes dérivent de ces deux pièces maîtresses. Si le jondo est toujours douloureux et plaintif, le flamenco, lui, est plus doux et plus rythmique. Son registre est peut-être plus vaste que celui de son aîné, toujours grave, âpre et profond, et s'étend à tous les degrés de l'émotion. Art en perpétuel renouvellement, le flamenco ne cesse de s'enrichir de nouveaux moyens d'expression. Il existe aussi un style flamenco familial, populaire, intime, plus récent, toujours près des sources du jondo et qui se distingue par un style brillant, où la virtuosité l'emporte sur la pureté et la musicalité. Román el Granaïno, bien que très virtuose, se réclame de cette première tendance.

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