What'd I say

Extraits sonores What'd I say

What'd I say

Ce disque est composé de deux parties. La première partie est composée d'enregistrements studio de succès de Ray Charles, et en particulier de son grand titre, What'd I say. La deuxième est en enregistrement en live qui est entouré de toute une histoire que nous raconte Zenas Sears, disc-jockey et animateur radio de l'époque…
"Nous étions le 8 mai 1959… c'était le 5e anniversaire de la radio WAOK, au Herndon Stadium, à Atlanta, Géorgie. Le programme de la soirée était divisé en douze parties, et réunissait des artistes comme Ruth Brown, Roy Hamilton, The Drifters, Huey Smith and The Clowns, Jimmy Reed, B.B. King et son groupe, Buddy Johnson et son groupe, et bien sûr… Ray Charles et son groupe. C'était un grand concert, et nous étions préparés à accueillir une grande foule. Mais il pleuvait ce jour-là, et il y avait neuf mille personnes dans le public. Le spectacle a tout de suite très bien commencé. Chaque artiste semblait en pleine forme, et chaque partie surpassait la précédente. En fin de soirée, Ray Charles a réuni son groupe sur scène, et commença alors ce qui devint une demi-heure historique. Voilà ce que ce disque vous propose.

Etant disc-jockey, j'avais lu beaucoup d'articles sur le travail de Ray Charles, dans les magazines, les articles, sur les jaquettes de ses disques. Et je pense qu'on a trop tenté d'analyser quelles aptitudes, talent ou toute autre qualité, ont fait de Ray Charles un artiste formidablement populaire. Je suis toujours très amusé lorsque les mordus de jazz partent dans des discours exaltés et sibyllins sur ses concerts de jazz. Pour moi, la grandeur de Ray Charles repose sur son talent de show-man, peu importe quel type de musique il joue. Il n'y a pas si longtemps, alors que Ray était à Atlanta pour un concert, nous lui avons demandé de se rendre dans un hôpital où étaient soignés de nombreux enfants gravement brûlés suite à une sinistre vague d'incendies. L'idée de jouer pour ces jeunes rendait Ray nerveux, car c'était un cadre totalement inédit pour lui ; mais à peine avait-il effleuré le piano, que l'instinct presque mystique de ce grand show-man a pris le dessus. Parmi ces enfants, très peu pouvait applaudir ou manifester leur intérêt, et pourtant, Ray a joué et chanté pour eux pendant des heures, mesurant instinctivement tout le bonheur qu'il leur apportait.

Au Herndon Stadium, son magistral talent de show-man et d'artiste n'a jamais été plus évident. Tout le public, mais aussi la centaine d'artistes présents, s'est laissé emporté par son spectacle. Notre micro était à plus de trois cents mètres de la scène, et n'était pas bien sûr dirigé vers le public, et pourtant, on entend sur ce disque les ovations donnée à Ray avant et après chaque morceau. Lorsqu'il eut fini de chanter, la nuit était bien avancée, il restait encore plusieurs parties au programme, et la foule est restée debout à crier et hurler pendant plus de dix minutes.

Parmi les titres de ce disque, deux n'avaient encore jamais été joués en public : "What'd I say" et "Tell the truth". Je reste avec le sentiment que nous avons assisté cette nuit-là à sa meilleure interprétation de "What'd I say". "Drown in my own tears" fait partie des préférées d'Atlanta. Pourtant, cette version de six minutes est, pour moi, un vrai classique du blues, un titre inoubliable et marquant de ce style musical. A WAOK, nous nous disions que nous avions beaucoup de chance d'avoir un magnétophone portatif qui enregistrait le spectacle, et un petit micro qui parvenait à une qualité sonore que la plupart des techniciens de studio rêvent d'obtenir. Peut-être était-ce de la chance, ou peut-être était-ce le destin, qui a fait que tout s'est bien passé ce soir-là : Ray Charles, les Raylettes, son superbe groupe, le public, et même l'équipement technique." Zenas Sears.
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Titres

1. What’d I say Part I;
2. What’d I say Part II;
3. Blackjack;
4. Heartbreaker;
5. The right time;
6. What’d I say;
7. Yes indeed;
8. The spirit-feel;
9. Frenesi;
10. Drown in my own tears;
11. Tell the truth

Informations complémentaires

  • Poids - 120g
  • Support - CD AUDIO
  • Genres - Blues
  • Pays - Etats-Unis
  • Durée - 00:40
  • Editeur - RDM Edition
  • Type d'édition - Simple
  • Nombre de disques - 1 CD audio
  • Zone - 2
  • Interprète - Charles, Ray
  • Label - RDM Edition
  • Extraits sonores - Oui
  • Date de parution - 29/03/2010

Résumé

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Ce disque est composé de deux parties. La première partie est composée d'enregistrements studio de succès de Ray Charles, et en particulier de son grand titre, What'd I say. La deuxième est en enregistrement en live qui est entouré de toute une histoire que nous raconte Zenas Sears, disc-jockey et animateur radio de l'époque…
"Nous étions le 8 mai 1959… c'était le 5e anniversaire de la radio WAOK, au Herndon Stadium, à Atlanta, Géorgie. Le programme de la soirée était divisé en douze parties, et réunissait des artistes comme Ruth Brown, Roy Hamilton, The Drifters, Huey Smith and The Clowns, Jimmy Reed, B.B. King et son groupe, Buddy Johnson et son groupe, et bien sûr… Ray Charles et son groupe. C'était un grand concert, et nous étions préparés à accueillir une grande foule. Mais il pleuvait ce jour-là, et il y avait neuf mille personnes dans le public. Le spectacle a tout de suite très bien commencé. Chaque artiste semblait en pleine forme, et chaque partie surpassait la précédente. En fin de soirée, Ray Charles a réuni son groupe sur scène, et commença alors ce qui devint une demi-heure historique. Voilà ce que ce disque vous propose.

Etant disc-jockey, j'avais lu beaucoup d'articles sur le travail de Ray Charles, dans les magazines, les articles, sur les jaquettes de ses disques. Et je pense qu'on a trop tenté d'analyser quelles aptitudes, talent ou toute autre qualité, ont fait de Ray Charles un artiste formidablement populaire. Je suis toujours très amusé lorsque les mordus de jazz partent dans des discours exaltés et sibyllins sur ses concerts de jazz. Pour moi, la grandeur de Ray Charles repose sur son talent de show-man, peu importe quel type de musique il joue. Il n'y a pas si longtemps, alors que Ray était à Atlanta pour un concert, nous lui avons demandé de se rendre dans un hôpital où étaient soignés de nombreux enfants gravement brûlés suite à une sinistre vague d'incendies. L'idée de jouer pour ces jeunes rendait Ray nerveux, car c'était un cadre totalement inédit pour lui ; mais à peine avait-il effleuré le piano, que l'instinct presque mystique de ce grand show-man a pris le dessus. Parmi ces enfants, très peu pouvait applaudir ou manifester leur intérêt, et pourtant, Ray a joué et chanté pour eux pendant des heures, mesurant instinctivement tout le bonheur qu'il leur apportait.

Au Herndon Stadium, son magistral talent de show-man et d'artiste n'a jamais été plus évident. Tout le public, mais aussi la centaine d'artistes présents, s'est laissé emporté par son spectacle. Notre micro était à plus de trois cents mètres de la scène, et n'était pas bien sûr dirigé vers le public, et pourtant, on entend sur ce disque les ovations donnée à Ray avant et après chaque morceau. Lorsqu'il eut fini de chanter, la nuit était bien avancée, il restait encore plusieurs parties au programme, et la foule est restée debout à crier et hurler pendant plus de dix minutes.

Parmi les titres de ce disque, deux n'avaient encore jamais été joués en public : "What'd I say" et "Tell the truth". Je reste avec le sentiment que nous avons assisté cette nuit-là à sa meilleure interprétation de "What'd I say". "Drown in my own tears" fait partie des préférées d'Atlanta. Pourtant, cette version de six minutes est, pour moi, un vrai classique du blues, un titre inoubliable et marquant de ce style musical. A WAOK, nous nous disions que nous avions beaucoup de chance d'avoir un magnétophone portatif qui enregistrait le spectacle, et un petit micro qui parvenait à une qualité sonore que la plupart des techniciens de studio rêvent d'obtenir. Peut-être était-ce de la chance, ou peut-être était-ce le destin, qui a fait que tout s'est bien passé ce soir-là : Ray Charles, les Raylettes, son superbe groupe, le public, et même l'équipement technique." Zenas Sears.

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